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Arras, Musée des Beaux-Arts

Le musée

Créé à l’époque révolutionnaire, le musée des Beaux-Arts d’Arras présente des collections diversifiées qui couvrent un champ très large, tant d’un point de vue chronologique que typologique.

L'abbaye Saint-Vaast est fondée au VIIe siècle sur les traces de l'oratoire où, dit-on, Saint Vaast, premier évêque d'Arras mort en 540, venait parfois se recueillir. Saint Aubert, évêque d'Arras et de Cambrai, y transfère une partie des restes de Saint Vaast. Une très importante donation faite par le roi mérovingien Thierry III lui permet de prendre un réel essor dès le siècle suivant. Diverses campagnes de construction se succèdent et permettent à l'abbaye de s'ordonner autour d'une église gothique élevée dans la seconde moitié du XIIIe siècle.

Cependant, peu à peu, le monastère pose de nombreux problèmes d'entretien. En 1743, la communauté décide la reconstruction totale de l'église et de ces bâtiments disparates. Toutefois, à la Révolution, le chantier reste inachevé. Les moines sont expulsés en 1789. L'église abbatiale restée en chantier est offerte par Napoléon à l'évêque pour en faire sa cathédrale. Les bâtiments monastiques sont réaffectés. Le musée s'y installe en 1832.

La Première Guerre mondiale ne l'épargne pas : le 5 juillet 1915, l'abbaye s'embrase. Le feu dévaste bâtiments, collections muséales, richesses imprimées de la bibliothèque. L'abbaye est réduite à l'état de ruines et la municipalité d'Arras songe à la conserver comme témoignage du martyr de la ville. Il faudra toute la force de conviction de Pierre Paquet, architecte de la reconstruction de la ville, pour convaincre de l'importance architecturale de l'édifice et de la nécessité de sa reconstruction. La restauration début en 1920 et durera quatorze années.

Voir : Arras, un musée sous les bombes, dans l'exposition virtuelle "Les musées dans la tourmente".

Aujourd'hui, la ville d'Arras mise sur le regroupement du musée, du conservatoire, de l'office culture et de la médiathèque au cœur de l'abbaye pour en faire un lieu d'innovation culturelle et artistique, un lieu de rayonnement pour la ville.

Les collections

Sculptures médiévales, peintures des Pays-Bas et tableaux français du XVIIe siècle (parmi lesquels un ensemble unique de grands formats, les « Mays »), céramiques du XVIIIe siècle (porcelaine d’Arras et de Tournai), peintures de paysage du XIXe siècle (école dite d’Arras), plan-relief de la ville daté de 1716 en constituent les points forts. A ces œuvres exposées au public, il convient d’ajouter celles également précieuses du Trésor de la cathédrale, dont la gestion incombe au musée. On mentionnera également les ensembles conservés en réserves relevant de différents autres domaines : arts graphiques, photographie, ethnographie, exotica, monnaies, sceaux, histoire naturelle, etc.

Outre son riche fonds de collections, un autre atout de l’établissement est le bâtiment qui l’abrite depuis près de deux siècles : l’abbaye bénédictine Saint-Vaast. Totalement réédifiée à partir de 1754 sur ordre d’Armand Gaston de Rohan, alors abbé commandataire, elle déploie ses vastes surfaces et sa sobre ordonnance autour d’une cour d’honneur et de deux cloîtres frappant par leur amplitude et leur élégance. Elle constitue un remarquable écrin pour les œuvres qui y sont présentées.

Redécouverte des salles de peintures et d’objets d’art français du XVIIe et XVIIIe siècles

À partir du 30 avril

Après la remise en beauté des salles, deux nouveautés attendent les visiteurs : la présentation d’une montre fabriquée à Arras par l’horloger Hoyer au XVIIIe siècle et récemment donnée au musée. Cette visite sera l’occasion de redécouvrir le tableau Saint Barthélémy autrefois considéré comme anonyme et aujourd’hui attribué à Nicolas de Largillière.