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Cassel, Musée Départemental de Flandre

Un musée unique dédié à l’art flamand

Situé à Cassel, au sommet du mont de Flandre le plus élevé, le musée départemental de Flandre, bénéficie d’un cadre patrimonial, environnemental et touristique remarquable. Depuis sa réouverture en octobre 2010, ses collections sont installées dans l’un des plus beaux bâtiments flamands du Nord-Pas de Calais, l’Hôtel de la Noble Cour.
Le musée de Flandre a pour ambition de valoriser la création artistique en Flandre, ce qui le rend unique. Le parcours, organisé par thématiques, favorise le dialogue entre œuvres anciennes et créations contemporaines et permet au visiteur de découvrir la richesse et la diversité de la culture flamande du XVe siècle jusqu’à aujourd’hui, au-delà des frontières. Un parcours permanent sans cesse renouvelé, d’importantes expositions temporaires ainsi qu’une programmation culturelle variée font de ce musée un lieu vivant et dynamique.
Des acquisitions prestigieuses
Les collections actuelles constituées à l’origine de quelque 6 000 objets ont été enrichies grâce à une politique d’acquisition ciblée autour de l’art contemporain et de l’art ancien des XVIe et XVIIe siècles. Le musée abrite désormais des œuvres de Léo Copers, Manuel Ruiz Vida, Janusz Stega, Jan Fabre, Thierry de Cordier, Patrick van Caeckenbergh, Koen Vanmechelen ; la collection d’art ancien a accueilli des œuvres du Maître de Francfort, Guillaume Kerricx, Roelandt Savery, David Téniers, Joachim Patinir, Simon de Vos.

Un musée pour tous

Le musée de Flandre se veut accessible à tous. Il propose une programmation culturelle très riche : concerts, visites animées, visites contées, stages d’expression artistique… Le jeune public est particulièrement choyé avec des outils spécifiques comme les tapis d’éveil, les machines à rêves ou les ateliers de vacances.

Le musée, labellisé Tourisme et handicap, mène une politique innovante d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap avec pour maître-mot l’autonomie : un ascenseur dessert les différents niveaux du bâtiment ; des maquettes tactiles accompagnées de textes en braille et en gros caractères jalonnent le parcours de l’exposition permanente. La visite en Langue des Signes est disponible sur le visio-guide ; l’audio-guide propose une visite en audio-description. Des visites pour personnes en situation de handicap mental peuvent également être programmées.

Un rayonnement au-delà des frontières

En 2015, le musée départemental de Flandre a accueilli un peu plus de 53 000 visiteurs, dont près du tiers sont de nationalité belge.
Depuis son ouverture, le musée a eu à cœur de concevoir des expositions inédites et originales qui montrent l’extraordinaire inventivité des artistes flamands. Sa programmation consiste à sortir des sentiers balisés ; après les expositions Splendeurs du maniérisme en Flandre en 2013, Dans le sillage de Rubens, Érasme Quellin en 2014, La Flandre et la mer en 2015, il présentera deux expositions en 2016 : La cartographie ou le miroir du monde du 12 mars au 12 juin puis L’Odyssée des Animaux du 8 octobre au 22 janvier 2017.

La cartographie ou le miroir du monde.

Mercator et Ortélius, deux géographes flamands.

Du samedi 12 mars au dimanche 12 juin 2016.

Gérard Mercator et Abraham Ortélius sont considérés comme les fondateurs de la géographie moderne. Tous deux originaires de Flandre, ils se rencontrent en 1554 et bien vite une amitié voit le jour. Leur travail va révolutionner la cartographie. À Mercator, on doit en 1569 la célèbre carte du monde : sur 21 feuilles gravées, la surface terrestre prend la forme d’un cylindre déroulé, ponctué de méridiens et de parallèles. Un an plus tard, Abraham Ortélius publie la première édition de son atlas, le Theatrum orbis terrarum, qui fera sa renommée, puisqu’il est considéré comme le premier atlas imprimé dans le sens moderne du mot. Jusqu’à présent, les cartes du monde n’avaient jamais été réunies dans un seul ouvrage. Au travers des découvertes de ces cartographes de génie, illustrées par une sélection d’ouvrages de références, de cartes anciennes, d’instruments de mesure, mais aussi de tableaux, l’exposition propose une immersion dans le XVIe siècle, période d’humanisme et d’ouverture à la connaissance.

L'Odyssée des Animaux

Du samedi 8 octobre 2016 au dimanche 22 janvier 2017

Paul de Vos Deux jeunes phoques sur un rivage 1650 Huile sur toile Besançon, Musée des Beaux arts et d'archéologie © Besançon, Musée des beaux-arts et d’archéologie- Photo Charles CHOFFET

Au XVIIe siècle s’affirme dans la peinture flamande un genre bien singulier, l’art animalier.
Les peintres flamands, si sensibles au rendu des matières, excellent dans la représentation plus ou moins fidèle de l’animal. La primeur est donnée au réalisme au détriment du fantastique. Le processus de spécialisation est enclenché. Roelandt Savery, Frans Snijders, Jan Fijt ou encore Paul de Vos comptent parmi les plus grands peintres animaliers. Si les scènes de chasse et les étals de marché traduisent opulence et raffinement, d’autres sujets se démarquent par leur orientation plus existentielle. Les paradis terrestres évoquent une période révolue où prédateurs et proies cohabitaient en une douce harmonie. L’homme devient alors quasi inexistant voire totalement absent. C’est le règne animal, par excellence ! Ainsi la violence inhérente au caractère bestial de l’animal n’est pas occultée bien au contraire elle est mise en scène dans des compositions magistrales où le face à face exalte puissance et compassion. De là ressort le combat incessant pour la survie, une odyssée toutefois enchanteresse qui transcende la beauté animale.