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Le musée est installé au coeur de la citadelle, dans un ancien entrepôt de tabacs. Il s'agit d'un beau bâtiment, édifié à fleur de bassin vers 1850, une des rares constructions historiques épargnées par la Seconde Guerre mondiale.
La visite du Musée à quai, permet, à partir de l’histoire du port de Dunkerque, de découvrir un grand port, son fonctionnement, mais aussi son rôle essentiel dans les échanges maritimes. Le Musée à flot complète cette approche de l’univers portuaire par une immersion sans pareil dans la vie à bord d’un grand voilier, la Duchesse-Anne, d’un bateau-feu, le Sandettie et d’une péniche la Guilde.
Le musée développe de nombreuses activités pédagogiques et culturelles à destination des publics scolaires comme du grand public.
Dunkerque est rattachée à la France en 1662. La ville devient un grand port stratégique sous le règne de Louis XIV. Les fortifications ambitieuses de Vauban, représentées sur le panorama qui ouvre la visite, transforment la ville en citadelle militaire imprenable. Elles la confortent également dans son rôle de « capitale européenne » de la Guerre de course, dont le corsaire Jean Bart est le protagoniste le plus célèbre. Ce personnage est aussi l’emblème des Dunkerquois.Il est aussi à l’origine de nombreux produits dérivés qui font partie de la collection permanente... Mais en 1713, la signature du traité d’Utrecht a deux conséquences : d’une part les Anglais imposent à la France la destruction des fortifications, d’autre part, ils construisent un batardeau qui empêche les navires d’entrer dans le port. Les activités commerciales et les affaires des corsaires s’en trouvent anéanties. Grâce à l’obstination des Dunkerquois, cette difficulté est contournée par le creusement du canal de Mardyck. Il permet à la ville de reprendre progressivement ses échanges maritimes.
Ces événements sont évoqués à travers des tableaux, des maquettes et des outils interactifs.
C’est aussi au XVIIIème que la pêche à Islande prend son essor. Au milieu du XIXème Dunkerque est le premier port morutier de France. Les hommes partent 6 mois pour pêcher la morue dans les eaux glaciales de l’Islande. Le poisson était conservé dans des tonneaux en bois avant d’être ramené au port pour être vendu sur les marchés de tout le royaume. Ces ventes assuraient des revenus confortables aux armateurs.
Maquettes de goélettes, tableaux mais surtout canons, sabres et autres objets significatifs sont utilisés pour illustrer ces épisodes historiques.
L’apparition des machines à vapeur et le développement du chemin de fer au XIXème ouvrent une nouvelle ère pour le port de Dunkerque et les hommes qui y travaillent. Freycinet, Ministre des travaux publics et Trystram, Président de la Chambre de commerce, engagent de nombreux aménagements pour répondre aux exigences du trafic maritime. Ils utilisent aussi les innovations apportées par la révolution industrielle. Les métiers du port subissent aussi des mutations importantes.
Images d’époque, vidéos et photographies témoignent de ces changements. Tabernacle, godets, crocs de dockers permettent de faire connaissance avec les métiers du port au XIXème et au début du XXème siècle.Les premiers ferrys reliant la France à la Grande-Bretagne font leur apparition en 1926. Dunkerque devient alors l’une des stations balnéaires les plus prisées des Parisiens mais aussi des Anglais.
Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale ruinent la ville et les équipements portuaires. L’activité reprends néanmoins dès 1946 avec l’entrée d’un premier bateau. Le port et ses métiers poursuivent leur évolution au gré des événements, crises sociales comme embellies économiques, qui jalonnent la deuxième moitié du XXème siècle. Aujourd’hui, et ce depuis le début du XXème, Dunkerque est le 3ème port de commerce français. Il représente l’un des maillons important des échanges maritimes mondiaux.
A l’aide d’outils ludiques, le musée donne une dimension humaine à ces échanges internationaux qui ont des conséquences sur notre consommation quotidienne. Il met également à l’honneur les métiers du port tels qu’ils se pratiquent aujourd’hui.
Dans la galerie navale du 2ème étage, les amateurs de maquettes pourront observer plusieurs siècles de construction navale.
Des personnages les plus célèbres, tel Jean Bart le corsaire, aux personnages les plus humbles, le pêcheur à Islande ou le docker ; des petits bateaux côtiers des origines aux porte-conteneurs qui se fraient aujourd’hui un chemin à travers les bancs de sable guidés par les pilotes expérimentés, le Musée portuaire à Dunkerque a pour ambition de faire découvrir aux visiteurs toutes les facettes de l’univers fascinant d’un grand port.
Le musée à flot comprend un ensemble unique de navires représentatifs de l’activité maritime du XXème siècle : le trois-mâts Duchesse Anne, la péniche Guilde, le bateau-feu Sandettie.
Construit aux chantiers Tecklenborg à Bremerhaven en 1901. Ce trois-mâts était destiné à former les futurs marins de la marine marchande allemande, il portait alors le nom de . Donné à la France au titre des dommages de guerre, et rebaptisé Duchesse Anne, il a été ouvert à la visite en 2001. Ce trois-mâts classé Monument historique est le seul grand voilier de France visitable. La visite de la Duchesse-Anne permet au public de pénétrer dans l’univers de la voile au long cours à travers l’évocation de la vie quotidienne des 200 cadets et matelots qui naviguaient à bord. L’exploration des différents espaces, pont, entreponts et quartiers du capitaine, est une invitation au voyage !
Les bateaux-phares, ou bateaux-feux, signalaient les bancs de sable à proximité du port de Dunkerque jusqu’à la fin des années 80. Ils furent alors remplacés par des bouées automatiques. Visiter le Sandettie permet d’appréhender la vie de ces « marins de l’immobile » qui passaient 15 jours en mer puis 15 jours à terre. A bord, ils s’assuraient du bon fonctionnement de la lanterne qui servait aux navires pour repérer les bancs de sable de la passe de Dunkerque et s’occupaient de l’entretien du bateau. Le Sandettie est aussi classé Monument historique.
Dans une région où les canaux sont de véritables axes de communication pour les hommes comme pour les marchandises, les péniches représentent un mode de transport des plus pertinents. Dans la cale de la Guilde, transformée en espace d’exposition, le visiteur découvre le travail et la vie quotidienne des mariniers.
Frédéric Le Junter, artiste plasticien, construit de drôles navires avec des objets rejetés par la mer. A découvrir au musée portuaire de Dunkerque.
Les drôles de petits navires imaginés par Frédéric Le Junter investissent pour quelques semaines la salle d’exposition temporaire du musée. Un véritable bataillon d’embarcations constituées de matériaux improbables accueille les visiteurs.
Crépitement du polystyrène, douceur des coquillages et légèreté du bois flotté volent pour un temps la vedette aux collections permanentes.
Frédéric Le Junter débordant d’imagination et d’ingéniosité, laisse libre cours à sa créativité pour donner vie à de véritables embarcations. Pour les créer, il suit les laisses de mer sur la plage.
Il ne cherche pas, il trouve. Bidons d’huile, sandales usagées et autres icônes de notre société de consommation constituent son trésor. Une collection de noeuds coupés complète sa pêche miraculeuse. Inspiré par ces objets, il improvise, invente, engendre de petits bateaux poétiques. Son obsession : imaginer ses petits navires prendre le large, à l’instar de ceux qu’il créait enfant, sur les berges de l’Ouvèze, et qui se laissaient emporter par le mistral.
Prendre le large, une perspective réelle pour la petite armada de Frédéric. L’artiste emprunte aux grands voiliers leur technique.
Il étudie avec minutie la forme des flotteurs, la hauteur du mât, la surface de la voilure… Pour lui les petits bateaux doivent
pouvoir affronter les vagues et les vents en toute sérénité.
L’installation de Frédéric Le Junter est complétée par un travail vidéo réalisé par Guillaume Collanges, Goetz Rogge et Alibi Collectief
Présentation d’oeuvres de Chas Laborde et de dessinateurs de BD tels que Patrick Jusseaume, Christophe Chabouté, Jean-Yves Delitte ou Emmanuel Lepage… L’exposition met en valeur la qualité et la spécificité du dessin d’illustration et de la BD en tant qu’art graphique et leur donne ainsi une place de choix au sein de Dessiner-tracer.
Dans le cadre des expositions Dessiner-Tracer. Infos et images en cliquant >>>ici<<<<
Réouverture des bateaux : Sandettie et Guilde !
Visite tous les mercredis, dimanches et jours fériés, à 15h30.
Pendant les vacances d’hiver visite tous les jours à 15h30. Attention, modification des horaires des visites en période de Carnaval, se renseigner au musée (03 28 63 33 39).
Les visites de la Duchesse Anne sont suspendues jusqu’en avril (le trois-mâts est actuellement en carénage).
Musée portuaire de Dunkerque
9 quai de la citadelle
59140 Dunkerque
TL 03 28 63 33 39
@ Site web
Musée à quai : Juillet et août : 7j/7, de 10h à 18h. De septembre à juin : tous les jours sauf le mardi (pour les individuels) de 10h à 12h45 et de 13h30 à 18h
Musée à flot : Les dimanches et jours fériés de février à novembre. Tous les jours sauf le mardi pendant les vacances de Pâques et de Toussaint. Tous les jours en juillet et août.
Ouvert toute l’année pour les groupes.
5 €/7,5€
Exposition temporaire : 2.5€/3€