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Evénement le 10/02/12
Dunkerque, Lieu d'Art et Action Contemporaine LAAC

Les années 68 et la question de l'art engagé

Le séminaire « Les années 68 et la question de l’art engagé » prolongera le propos de l’exposition actuellement au LAAC et ouvrira le champ des interrogations pour tenter de donner quelques réponses aux questions suivantes : Qu’est-ce que l’art engagé ? Que signifie l’engagement de l’artiste ?

Peter Saul, Little Joe in Hanoï, 1968 Collection du Fonds National d'Art Contemporain, Paris, en dépôt au musée des Beaux-Arts, Dole © DR

L’exposition « les années 68» a, dans une première séquence consacrée à Mai 68 et à l’actualité politique internationale de l’époque, interrogé le rapport des artistes au politique. C’est ensuite la question de leur rapport à la société avec l’émergence de nouvelles formes et mouvements artistiques comme la Beat Generation, l’art psychédélique, le Free jazz qui a été posée.

L’exposition s’achève sur un troisième temps haut en couleurs, présenté jusqu’au 8 avril et consacré au design. Cette dernière séquence interroge le statut de l’objet, témoin d’un nouveau mode de vie.

Le séminaire « Les années 68 et la question de l’art engagé » prolongera le propos de l’exposition et ouvrira le champ des interrogations pour tenter de donner quelques réponses aux questions suivantes : Qu’est-ce que l’art engagé ? Que signifie l’engagement de l’artiste ?

L’art et l’artiste sont toujours engagés, direz-vous. Il semble intéressant d’envisager ces questions au regard de l’engagement des artistes face aux événements et au fonctionnement politique du monde mais également, dans le lien tendu que ces artistes entretiennent avec la « société », ses fonctionnements, ses organisations, ses excès…

« L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». Cette formule de Robert Filliou interroge simplement et essentiellement l’artiste, le rôle qu’il peut ou doit jouer dans la société, cet endroit où se croisent le politique et l’esthétique, le politique et le poétique.
68 a cristallisé ces problématiques et permis d’en interroger les limites ; l’incidence du politique sur l’esthétique et réciproquement ; la notion d’individu et de collectif ; l’engagement du créateur et l’émancipation du regardeur…

« Où en sommes-nous avec la tradition de l’art critique et avec le désir de mettre l’art dans la vie ? », disait Jacques Rancière.
Il convient donc, à la lumière de l’exposition et des artistes qui y figurent, de réfléchir à ce momentd’histoire pour comprendre les moteurs de la création dans une période de crise ; la part de militantisme dans le geste et/ou la posture artistique ; l’influence du contexte dans les choix de l’artiste ; l’héritage produit, son actualité et ses effets sur la société contemporaine et la création du même nom.

Programme (pdf - 240,10 kB)

Dunkerque, Lieu d'Art et Action Contemporaine LAAC