Musée des Beaux-Arts, Arras

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22, rue Paul Doumer 62000 Arras.
tel. 03 21 71 26 43 fax 03 21 23 19 26
mail : musee.arras@ville-arras.fr
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Ouvert tous les jours sauf le mardi de 9h30 à 12h et de 14h à 17h30.
Musée fermé le 01 janvier, le 01 mai, le 08 mai, le 14 juillet, le 01 novembre, 11 novembre et 25 décembre
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Le Musée

Le musée est installé dans une ancienne abbaye bénédictine du XVIIIème siècle, dont l'histoire remonte au temps de l'évangélisation d'Arras par Saint Vaast L'ensemble que nous pouvons admirer aujourd'hui fut édifié entre 1746 et 1783.

 

Les Collections

- - - L'archéologie

Rez-de-chaussée : Le circuit de la visite commence à gauche avec les salles d'archéologie. Elles présentent le produit des fouilles effectuées depuis 1977 et illustrent la vie spirituelle et religieuse du Ier au IVème siècle dans la région, dont Arras (Nemetacum) était le chef-lieu.

- - - Collections médiévale

La deuxième section importante est la collection médiévale présentée dans le petit cloître. Quatre petits chapiteaux en pierre blanche, au décor ornemental caractéristique du style roman, proviennent des vestiges de la première cathédrale, Notre-Dame-en-Cité. Ces témoignages illustrent imparfaitement la richesse de cette architecture aujourd'hui disparue, dont le décor intérieur est évoqué par deux anges en bois doré (autrefois dans l'église de Saudemont). Ces deux sculptures montrent la haute qualité du style gothique dans le nord de la France, influencé par l'art de Reims.
Un autre aspect caractéristique de la collection d'Arras est l'ensemble consacré à la sculpture funéraire du XIIème au XVIème siècle. Le visiteur pourra suivre l'évolution de l'iconographie, du style et de la technique. La dalle funéraire de l'évêque Frumauld (fin du XIIème siècle) en est le plus ancien témoignage. La statuaire complète notre connaissance de cette civilisation. Provenant des églises environnantes, ces statues illustrent l'évolution du sentiment religieux. L'oeuvre la plus importante, la Vierge à l'enfant, provient de la chartreuse du mont Sainte-Marie à Gosnay. Le masque funéraire, déjà évoqué, appartient à la même aire de création. Au XVème siècle se développa une abondante production de retables sculptés à Bruxelles, Anvers, Malines. Le parcours s'achève avec les deux retables peints par Jean Bellegambe pour l'abbaye Saint-Vaast : L'Adoration de l'Enfant (1529) et le Christ aux bourreaux (1530-1532).
Le terme "arras" fut associé dans les textes médiévaux à une technique : la tapisserie. Cette production a en grande partie disparu; le musée en conserve un témoignage précieux, Saint Vaast et l'ours, fragment d'une grande tenture de choeur.

- - - Collections Beaux-Arts

La peinture

L'étage est consacré aux collections de peinture française, flamande et hollandaise. La première salle expose les oeuvres des artistes français dont la carrière se déroula au XVIIème siècle. Les différents aspects de la peinture flamande et hollandaise au XVIIème siècle sont présentés dans une galerie spécifique.

La céramique

Le second étage présente la collection de céramiques. Une première salle est consacrée aux majoliques d'Urbino, de Venise ou de Castelli (XVIème et XVIIème siècles) et à l'ensemble des pièces trouvées au cours de la fouille d'une demeure bourgeoise des années 1640 (terres vernissées comme le Plat au cavalier musicien). Une autre salle présente la porcelaine d'Arras. Cette manufacture locale - en activité de 1770 à 1790 - a produit une vaisselle aux formes proches de celles de Tournai ou de Chantilly, le plus souvent peinte au bleu cobalt.
La collection de porcelaine de Tournai est la plus importante. Cette manufacture a produit de 1750 à la fin du XIXème siècle des pièces de très haute qualité, tel le service "aux oiseaux de Buffon", commandé par le duc d'Orléans en 1787.

La Peinture XIXe siècle

La visite du musée se termine avec la présentation de la peinture française du XIXème siècle (Eugéne Delacroix et Guérin) et surtout par les paysagistes du XIXème siècle. L'école de Barbizon est illustrée par Théodore Rousseau (Paysage le soir), l'école de Lyon par Appian et Ravier, l'école d'Honfleur par Chintreuil, les paysagistes les plus célèbres étant Dutilleux (Chemin sous bois) et Corot (Route près d'Arras) qui donnèrent naissance à l'école d'Arras. Le courant réaliste est représenté par Jules Breton qui a puisé son inspiration dans la vie quotidienne des paysans de Courrières, son village natal, et de l'Artois (Bénédiction des blés en Artois).