Musée des Beaux-Arts, Cambrai

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15, rue de l'Epée 59400 Cambrai
tel 03 27 82 27 90 fax 03 27 82 27 91

mail : musee.cambrai@wanadoo.fr
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Ouvert tous les jours sauf le lundi et le mardi, 10h-12h et 14h-18h
Audioguide disponible en français, anglais et allemand
remis gratuitement après acquittement du droit d'entrée.

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Le Musée

Le musée de Cambrai : l'exemple même d'une rénovation réussie. Il aura fallu quatre ans d'études et deux ans et demi de travaux pour métamorphoser en beauté ce musée qui a réouvert dans sa nouvelle configuration en octobre 1994 et qui a fêté son 150ème anniversaire en 1997. Installé depuis 1890 dans le superbe hôtel de Francqueville, construit en 1720 par le conseiller-secrétaire du roi du même nom, le musée de Cambrai y a gagné 3000 m2 en même temps qu'un vrai pouvoir de séduction.

 

Les Collections

La mise en scène du superbe plan en relief de Cambrai est un véritable spectacle conçu comme une introduction au département patrimoine, l'un des trois départements du musée aux côtés de l'archéologie et des Beaux-Arts.

- - - Archéologie : caves voûtées du XVIIIe siècle pour nécropole mérovingienne

Le département archéologie offre un passionnant parcours de l'homme du Néandertal à celui du Haut Moyen-Age. Parmi ses richesses : un couvercle de sarcophage de Tuscania du IIe siècle avant JC, remarquable pièce étrusque et de très nombreux objets issus de la nécropole mérovingienne de Les Rues des Vignes découverte récemment non loin de Cambrai (330 tombes du VIème siècle). On s'arrêtera également sur des squelettes d'hommes du Haut Moyen-Age, l'un mort de la lèpre, l'autre d'un coup d'épée.

Ils ont inspiré un film original qui permet de mieux comprendre la vie de l'homme des premiers siècles à travers les maux et la médecine de ce temps.

- - - Patrimoine : quand le musée ressuscite la cité

Le département patrimoine ressuscite les richesses de la ville de Cambrai, évoquant les merveilles de cette principauté ecclésiastique (depuis le XIe siècle) qui ne devint française qu'en 1677. Après être passée sous l'influence de la maison de Bourgogne à l'empereur Charles Quint (qui fit édifier la citadelle en 1543), puis à son fils Philippe II, roi d'Espagne, en 1556, elle fut conquise par Louis XIV qui en fit le siège en personne.
Parmi ses trésors : le jubé de pierre bleue de la chapelle de l'ancien hôpital Saint-Julien (1541), un très bel ensemble de statues romanes du XIIe siècle provenant de l'abbaye de Saint-Géry au Mont des Boeufs, et une réunion tout à fait exceptionnelle de treize statues d'albâtre de style maniériste (fin du XVIe début du XVIIe siècle) venant de l'ancienne cathédrale gothique -"la merveille des Pays Bas"-, malheureusement détruite à la Révolution.

Et l'on rejoint par le grand escalier Cambrai la Française avec, en bonne place, un tableau de Van der Meulen montrant la prise de la ville par les troupes de Louis XIV en 1677. Quelques pas, un siècle encore et c'est la place de la ville le jour de Mardi Gras peinte en 1765 par le cambrésien Antoine Saint-Aubert, tandis que l'on découvre au centre de la salle, une pièce spectaculaire et unique dans les collections françaises: le Char d'Or de Sainte-Aldegonde (XVIIIe) qui servit à la procession du 15 août jusqu'en 1916.

- - - Beaux-Arts : du XVIIe siècle hollandais à l'art moderne et contemporain

Le département des Beaux-Arts s'ouvre sur une belle collection de tableaux des écoles hollandaises et flamandes de la fin du XVIe et du XVIIe, parmi lesquels le très beau Portrait d'homme attribué à Michiel Janszoon van Mirevelt (1567-1641), Adrien van Utrecht et Théodor Rombouts Marchand de gibiers et légumes ou encore L'Intérieur de la cathédrale d'Anvers, chef d'oeuvre d'Henrick II van Steenwick (1613).

Les salles d'art français débutent avec un ensemble de peintures d'histoire du milieu du XVIIIe siècle. On peut aussi y voir plusieurs oeuvres du peintre cambraisien Antoine François Saint-Aubert, fondateur de l'école de dessin de Cambrai.

Quant au XIXe siècle, il est très représenté, tant en peintures qu'en sculptures. Parmi les oeuvres célèbres, on pourra admirer La Tête de la grande odalisque de Dominique Ingres, L 'Abandon de Camille Claudel, une oeuvre qui évoque sa liaison avec Rodin, ici représenté par un Saint-Jean Baptiste marchant ou encore deux sculptures de Jean-Baptiste Carpeaux.

Les collections du XXe siècle continuent de faire honneur à l'art figuratif avec de nombreux portraits peints ou sculptés. Le mouvement de l'art indépendant qui suivit la première guerre mondiale est particulièrement représenté à travers cinq peintres André Lhote (Portrait face et profil 1917), Marcel Gromaire (L'Espagnole 1928), Suzanne Valadon (Portrait de Madame Lévy 1922), Albert Marquet (Vue du port de Boulogne-sur-Mer 1930) et Kees Van Dongen. (Portrait de Madame Jeanne Mathis 1935).

Dans le domaine de la sculpture, on remarquera parmi les représentants du mouvement indépendant le buste d'Anatole France par Antoine Bourdelle (1919) tandis que l'Ecole de Paris est représentée par Chana Orloff et Ossip Zadkine (II Penseroso 1951).

La visite s'achève avec une joyeuse réunion de sculptures animalières modernes (Marcel Lemar, Georges Guyot, François Pompon, Anne-Marie Profilet, Georges Lebourgeois, Jean Poupelet, Mateo Hernandez).