Musée des Beaux-Arts,
Cambrai
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15, rue de l'Epée 59400 Cambrai
tel 03 27 82 27 90 fax 03 27 82 27 91
mail : musee.cambrai@wanadoo.fr
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Ouvert de 10h à 12h et de 14h à18h
Du mercredi au dimanche: à tous les publics.
Lundi et mardi: groupes sur réservation.
Entrée gratuite le samedi et dimanche
Plein tarif : 3,10 euros /
Tarif réduit : 2,10 euros
Gratuit: pour les moins de 25 ans et les enseignants.
Audioguide
disponible en français, anglais et allemand
remis gratuitement après acquittement du droit d'entrée.
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A savoir : Visites guidés gratuites les dimanches 5 avril, 3 mai, 7 juin, 5
juillet et 2 août 2009 à 15H30.
Pour voir les oeuvres du musée des Beaux-Arts dans notre base de collection, cliquez ici
Le Musée
Le
musée de Cambrai : l'exemple même d'une rénovation réussie. Il
aura fallu quatre ans d'études et deux ans et demi de travaux pour métamorphoser
en beauté ce musée qui a réouvert dans sa nouvelle configuration en octobre
1994 et qui a fêté son 150ème anniversaire en 1997. Installé depuis 1890 dans
le superbe hôtel de Francqueville, construit en 1720 par le conseiller-secrétaire
du roi du même nom, le musée de Cambrai y a gagné 3000 m2 en même temps qu'un
vrai pouvoir de séduction.
Les Collections
La
mise en scène du superbe plan en relief de Cambrai est un véritable
spectacle conçu comme une introduction au département
patrimoine, l'un des trois départements du musée aux côtés
de l'archéologie et des Beaux-Arts.
- - - Archéologie
: caves voûtées du XVIIIe siècle pour nécropole
mérovingienne
Le
département archéologie offre un passionnant parcours
de l'homme du Néandertal à celui du Haut Moyen-Age. Parmi
ses richesses : un couvercle de sarcophage de Tuscania du IIe siècle
avant JC, remarquable pièce étrusque et de très
nombreux objets issus de la nécropole mérovingienne de
Les Rues des Vignes découverte récemment non loin de Cambrai
(330 tombes du VIème siècle). On s'arrêtera également
sur des squelettes d'hommes du Haut Moyen-Age, l'un mort de la lèpre,
l'autre d'un coup d'épée.
Ils
ont inspiré un film original qui permet de mieux comprendre la
vie de l'homme des premiers siècles à travers les maux
et la médecine de ce temps.
- - - Patrimoine
: quand le musée ressuscite la cité
Le
département patrimoine ressuscite les richesses de la ville de
Cambrai, évoquant les merveilles de cette principauté
ecclésiastique (depuis le XIe siècle) qui ne devint française
qu'en 1677. Après être passée sous l'influence de
la maison de Bourgogne à l'empereur Charles Quint (qui fit édifier
la citadelle en 1543), puis à son fils Philippe II, roi d'Espagne,
en 1556, elle fut conquise par Louis XIV qui en fit le siège
en personne.
Parmi ses trésors : le jubé de pierre bleue de la chapelle
de l'ancien hôpital Saint-Julien (1541), un très bel ensemble
de statues romanes du XIIe siècle provenant de l'abbaye de Saint-Géry
au Mont des Boeufs, et une réunion tout à fait exceptionnelle
de treize statues d'albâtre de style maniériste (fin du
XVIe début du XVIIe siècle) venant de l'ancienne cathédrale
gothique -"la merveille des Pays Bas"-, malheureusement détruite
à la Révolution.
Et
l'on rejoint par le grand escalier Cambrai la Française avec,
en bonne place, un tableau de Van der Meulen montrant la prise
de la ville par les troupes de Louis XIV en 1677. Quelques pas,
un siècle encore et c'est la place de la ville le jour de
Mardi Gras peinte en 1765 par le cambrésien Antoine Saint-Aubert,
tandis que l'on découvre au centre de la salle, une pièce
spectaculaire et unique dans les collections françaises: le
Char d'Or de Sainte-Aldegonde (XVIIIe) qui servit à la procession
du 15 août jusqu'en 1916.
- - - Beaux-Arts
: du XVIIe siècle hollandais à l'art moderne et contemporain
Le
département des Beaux-Arts s'ouvre sur une belle collection de
tableaux des écoles hollandaises et flamandes de la fin du XVIe
et du XVIIe, parmi lesquels le très beau Portrait d'homme attribué à Michiel Janszoon van Mirevelt (1567-1641), Adrien van Utrecht et Théodor Rombouts Marchand
de gibiers et légumes ou encore L'Intérieur de
la cathédrale d'Anvers, chef d'oeuvre d'Henrick II van
Steenwick (1613).
Quant
au XIXe siècle, il est très représenté,
tant en peintures qu'en sculptures. Parmi les oeuvres célèbres,
on pourra admirer La Tête de la grande odalisque de Dominique Ingres, L 'Abandon de Camille Claudel, une
oeuvre qui évoque sa liaison avec Rodin, ici représenté
par un Saint-Jean Baptiste marchant ou encore deux sculptures
de Jean-Baptiste Carpeaux.
Les
collections du XXe siècle continuent de faire honneur à
l'art figuratif avec de nombreux portraits peints ou sculptés.
Le mouvement de l'art indépendant qui suivit la première
guerre mondiale est particulièrement représenté
à travers cinq peintres André Lhote (Portrait
face et profil 1917), Marcel Gromaire (L'Espagnole 1928), Suzanne Valadon (Portrait de Madame Lévy 1922), Albert Marquet (Vue du port de Boulogne-sur-Mer 1930) et Kees Van Dongen. (Portrait de Madame Jeanne Mathis 1935).
Dans
le domaine de la sculpture, on remarquera parmi les représentants
du mouvement indépendant le buste d'Anatole France par Antoine Bourdelle (1919) tandis que l'Ecole de Paris est représentée
par Chana Orloff et Ossip Zadkine (II Penseroso 1951).
La
visite s'achève avec une joyeuse réunion de sculptures
animalières modernes (Marcel Lemar, Georges Guyot, François
Pompon, Anne-Marie Profilet, Georges Lebourgeois, Jean Poupelet, Mateo
Hernandez).