Musée
de la Chartreuse 
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130 rue des Chartreux 59500 Douai
tel 03 27 71 38 80 fax : 03 27 71 38 84 museedouai@nordnet.fr
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Ouvert
tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h
Fermeture le mardi et certains jours fériés
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Le Musée
Installé
depuis 1958 dans l'ancien couvent des chartreux, le musée est composé de plusieurs
bâtiments : l'hôtel d'Abancourt (1559) et l'aile édifiée par la famille de
Montmorency (1608), dominée par une haute tour carrée. Ces deux façades de
style Rennaissance flamande, alliant la pierre et la brique, sont rythmées
par des fenêtres à meneaux, surmontées de frontons, alternativement triangulaires
ou cintrés. En 1659, afin d'y établir leur couvent, les chartreux construisirent,
suivant les plans imposés par la règle de saint Bruno, un petit cloître, un
réfectoire, une salle capitulaire, un grand cloître et l'église, de style
classique, terminée en 1722. Ces nouvelles constructions sont reliées aux
parties anciennes par "le logis des hôtes" (1690), dont les ancrages à fleur
de lis rappellent que la ville était française lors de l'édification.
Les Collections
Comme
la plupart des musées en France, le musée de la Chartreuse a été constitué
à partir des oeuvres saisies dans les églises et les monastères (Polyptyque
d'Anchin par Jean Bellegambe). Celles-ci ont été entreposées dans
l'église des dominicains et inventoriées par le peintre local Charles-André
Caullet.
Au
cours du 19e siècle, les collections s'enrichissent et se diversifient
: le sculpteur Théophile Bra donne en 1852 son fonds d'atelier, comprenant
statues, esquisses et dessins; le docteur Escallier lègue en 1857 un
ensemble de 176 tableaux flamands et hollandais; Foucques de Wagnonville
fait don de sa collection réunie en Italie; Jean-Baptiste Fortier laisse
une somme d'argent qui permet d'acheter des oeuvres de Véronèse, Rubens
ou Courbet. A ces dons et legs s'ajoutent des acquisitions de choix,
primées dans les salons des Amis des arts de Douai, des achats effectués
dans des ventes et des dépôts de l'Etat : le Maître de la Manne, Corot.
Le musée fut durement touché par les destructions des deux guerres mondiales,
notamment en 1944, lorsque les bâtiments et les collections des sections
d'ethnographie et d'histoire naturelle furent détruites au cours d'un
bombardement : des sculptures et des objets d'art disparurent dans l'incendie.
Le
rez-de-chaussée propose des peintres primitifs espagnols, italiens,
flamands et hollandais (Vierge à l'Enfant, attribuée au Maître
de Flémalle, et deux panneaux, la Crucifixion et la Récolte
de la manne par le Maître de la Manne, exécutés à la fin
du 15e siècle). Les chefs-d'oeuvre du style gothique tardif sont présentés
dans le réfectoire (la Vierge protectrice des cisterciens et
le Polyptyque d'Anchin, deux peintures du Douaisien Jean Bellegambe).
Dans
ce bel espace voûté est exposé un autre exemple de polyptyque à transformation
que Jan Van Scorel réalisa pour l'abbaye de Marchiennes, dans
le style maniériste caractéristique des années 1540. Une Vierge à
l'Annonciation évoque l'art des sculpteurs actifs à Nuremberg dans
l'entourage de Veit Stoss (16e siècle).
De
retour dans la salle consacrée à l'art de la Renaissance, on découvre
des oeuvres majeures exécutées en Italie au 16e et 17e siècles : la
Vénitienne de Véronèse et la Flagellation de Carrache.
Le bronze de la Vénus de Castello rappelle que le sculpteur Jean
de Bologne est né à Douai. Trois salles présentent une série de
peintures des Pays-Bas qui attestent des influences de l'Italie mêlées
à la tradition flamande au 16e siècle : Frans Floris, Sainte
Famille; Cornelis van Haarlem, Hendryck Goltzius.
Un
escalier du 18e siècle permet d'accéder au premier étage, consacré à
la peinture en Flandre et en France du 17e au 19e siècle. Le foisonnement
baroque est brillament illustré par des oeuvres de Jordaens (Tête
d'apôtre), Rubens et ses élèves; l'art le plus intimiste
des Hollandais est évoqué notamment par une Vue de Haarlem par Berckheyde. La salle suivante présente les fastes du 18e siècle
français : Portrait de Louis XIV par Lebrun, Portrait
de femme par Largillière, Nattier, une nature morte par Chardin évoquant un autre aspect de la peinture de cette
période.
La
richesse et la diversité de l'art au 19e siècle apparaissent à travers
la peinture néo-classique (Boilly, Mes petits soldats),
romantique (Isabey), réaliste (Courbet), impressionniste
(Renoir, Pissarro).
La
chapelle des Chartreux propose dans la vaste nef un parcours à
travers la sculpture
du 19e siècle. De l'esthétique néo-classique et
romantique au réalisme de la fin du siècle, la collection
retrace l'évolution de la sculpture du siècle à
travers le mysticisme de Bra, la grâce de Cordier,
la fougue de Carpeaux, la virtuosité de Carrier-Belleuse,
la puissance de Rodin ou l'expressionisme de Meunier.
Cinq chapelles latérales sont consacrées aux objets d'art
dans une présentation chronologique du Moyen-Age au 19e siècle
: orfèvrerie et émaux limousins, albâtres anglais,
bronzes de la Renaissance, esquisses de Jean Bologne, verrerie
et faïence fine et argenterie de Douai
La visite s'achève par le petit cloître et la salle capitulaire
où sont organisées des expositons temporaires.