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Riche d’un important ensemble de peintures flamandes, hollandaises, françaises et italiennes du XVIeme au XIXeme siècle comme L’Adoration des Mages d’Alessandro Magnasco, Jeune Nègre tenant un arc de Hyacinthe Rigaud (Œuvre ci-contre), Noli me tangere d’Abraham Janssens ou Le Port de Dunkerque d’Eugène Isabey, d’un fonds de plus de 10.000 spécimens d’histoire naturelle, minéraux, animaux naturalisés…, de nombreuses pièces d’arts décoratifs et d’archéologie, dont une rare momie égyptienne de la période romaine recouverte de feuilles d’or, de collections (estampes, photographies, assiettes de sociétés, numismatique…) liées à l’histoire locale et régionale et d’environ 2500 objets venus de tous les continents, le musée des Beaux-Arts surprend par son éclectisme qui reflète tout à la fois l’histoire tourmentée de la ville de Dunkerque et les méandres de la politique muséale en France.
Des collections éclectiques |
Les collections du musée se sont constituées progressivement à partir de dons, très nombreux jusque dans l’Entre-deux guerres, de dépôts de l’État et d’acquisitions ciblées qui enrichissent encore aujourd’hui les collections. Si le domaine des beaux-arts est la partie la plus connue de ce fonds patrimonial, les sciences naturelles ainsi que l’ethnographie non-européenne représentent plus de la moitié des collections.
Grâce à l’élan des voyages scientifiques et du mouvement intellectuel de la philosophie des Lumières, le XVIIIème siècle voit se développer un goût sensible pour les Arts et la Nature en particulier. La France voit émerger, sous la Révolution, des musées à vocation pédagogique ayant comme idéal d’être accessibles à tous. Le musée des Beaux-Arts de Dunkerque s’inscrit dans cette dynamique et reflète la vitalité culturelle de son époque. Il naît très officiellement en 1838 et est inauguré en 1841, sous la houlette de maires dynamiques, porté par la mobilisation de nombreuses personnalités.
Parallèlement, le maire, François Gourdin, sollicite capitaines au long cours et voyageurs afin qu’ils rapportent des colonies étrangères des « objets exotiques ». Marins, capitaines, négociants, armateurs, collectionneurs viennent au musée apporter des objets tandis que militaires et administrateurs coloniaux procèdent à des envois en provenance de différentes contrées.
Après une succession de déménagements, l’évacuation des collections pendant les deux guerres mondiales et la destruction partielle des collections, notamment de sculptures et de peintures de grand format, pendant les bombardements de mai 1940, un nouveau bâtiment, caractéristique de son époque, est inauguré le 15 octobre 1973. Il se présente sous la forme d’un parallélépipède opaque recouvert de plaquettes de marbre avec un porche couvert par une « casquette » et aménagé sur trois niveaux. C’est à partir des années 1980 qu’est mise en œuvre une véritable politique d’acquisitions, plus particulièrement tournée vers les peintures de l’école française du XVIIe et XVIIIe siècles et des écoles du Nord. Le musée s’enrichit alors d’œuvres majeures telles Nature morte au tapis (XVIIeme siècle) et son pendant Nature morte au bas-relief antique (XVIIeme siècle) de Nicolas de Largillière, Jeune Nègre tenant un arc (XVIIeme siècle) de Hyacinthe Rigaud, Le Repas chez Simon (XVIIeme siècle) de Claude Vignon ou encore Portrait d’une famille hollandaise (XVIIeme siècle) de Jan Van Noordt. Récemment, l’œuvre de très grand format de Martin Des Batailles, Inauguration des Ecluses de Mardyck (XVIIIeme siècle) et la remarquable peinture d’Abraham Janssens l’Ancien, Noli me tangere (1620) sont venues compléter les collections.
Le cabinet d'objets |
Désireux de présenter la diversité de ses collections et de signifier l’évolution de la vocation du musée (lieu de savoir encyclopédique, lieu de délectation et de découverte) et du regard que l’on porte sur l’objet, le musée a aménagé, en 2003, un espace spécifique pour présenter, sous la forme d’un cabinet de curiosités du XIXème siècle, des objets européens ou extra-européens dont certains considérés comme « étranges » ou « curieux ». Sortis des réserves, ces objets sont mis en scène et se jouent des connaissances d’hier et d’aujourd’hui qui se superposent, se confondent, ou parfois s’affrontent.
Un musée-laboratoire |
Depuis quelques années, le musée des Beaux-Arts propose, au rez-de-chaussée, des parcours inédits dans ses collections où se croisent art ancien et art contemporain, beaux-arts et sciences, art occidental et ethnographie extra-européenne. L’approche proposée dépasse volontairement le classement par école, époque ou genre pour laisser davantage place à ce qui fait la fleur de l’œuvre, son cœur et sa singularité, à savoir sa sensibilité. Elle permet, de façon à la fois modeste et inédite, de re-questionner la collection en l’abordant selon un point de vue inhabituel et original, notamment en la confrontant à des œuvres empruntées à d’autres domaines telles les sciences ou encore l’ethnographie.
L’invitation à des artistes contemporains constitue par ailleurs un enjeu qui complète cette démarche. L’expérimentation se risque à aborder l’actualité, non seulement en exposant des œuvres récentes, mais en se nourrissant de rencontres avec des artistes qui peuvent s’impliquer dans les choix d’accrochage et offrir ainsi leur vision des œuvres. Tout récemment, le musée est allé encore plus loin dans sa démarche en proposant à un artiste, Philippe Richard, d’être le maître d’œuvre et le concepteur de la présentation de ses œuvres. Cette démarche sera renouvelée avec l’invitation successive d’un écrivain puis d’un metteur en scène.
Aujourd’hui, le musée des Beaux-Arts entame, avec la bibliothèque, un vaste projet de réhabilitation et d’extension, réalisé avec les partenaires du territoire, qui s’inscrit dans la problématique de restructuration urbaine et lui offre de nouvelles perspectives de redéploiement de ses collections.
Dans l’attente d’une rénovation complète du musée prévue dans le projet urbain de renforcement du cœur d’agglomération, l’étage a été récemment reconfiguré comme une réserve visitable, lieu de recherche, d’étude et de médiation, ouvert à tous sur demande à l’accueil. Le visiteur peut ainsi découvrir ou redécouvrir la plupart des peintures et sculptures du musée ainsi que quelques objets venus de tous les horizons. Une formidable plongée à travers les époques et les continents !
Invité par le musée, l’artiste Philippe Richard a imaginé, à partir des collections du musée des Beaux-Arts et du LAAC, un parcours-exposition original. Dans ce dédale, les œuvres des musées, peintures, anciennes ou contemporaines, objets d’ethnographie, animaux naturalisés,… se répondent et rencontrent celles de Philippe Richard et d’artistes invités.
Le visiteur parcourt quelques grands chapitres de l’Odyssée. Tout comme Ulysse, il chemine sans possibilité de choisir une autre destination : c’est seulement après avoir découvert toutes les salles qu’il pourra rentrer chez lui en retrouvant Pénélope.
Le voyage n’est pas sans embûche : le visiteur connaît la dérive, l’errance, la surprise, l’affrontement, l’envoûtement, la répulsion, côtoie l’étrangeté, la magie ou encore la mort. Il lui faut ouvrir l’œil, garder ses sens en alerte et se méfier de la pénombre !
Deuxième temps du voyage proposé par Philippe Richard, Les Pélagiques#2, interroge les territoires, la cartographie, le déplacement et la mesure de l’espace. Il rassemble des cartes anciennes issues des collections du musée et des œuvres de trois artistes contemporains : Einar Garibaldi, Jacques Malgorn, Peter Soriano.
Une exposition qui offre plusieurs pistes de lecture, riche en découvertes, en couleurs et en surprises pour petits et grands !
Depuis 2009, le musée des Beaux-Arts a obtenu le Label famille plus pour l’attention toute particulière qu’il accorde à l’accueil des enfants et de leurs (grands-)parents !
Un dimanche par mois, à 15h, le musée des Beaux-Arts vous propose une visite guidée des expositions en cours (consulter agenda)
Confiez-nous vos enfants le temps de votre visite. Ils seront pris en charge gratuitement pour un atelier-visite adapté ! (dès 5 ans)
Durée de la visite et de l’atelier : 1h
Au fil de l’année, le musée vous propose de nombreux rendez-vous : lectures, conférences, visites, concerts, spectacles, rencontres…
Les musées accueillent les scolaires, de la maternelle au lycée, tout au long de l’année. Ils proposent des ateliers-visites d’1h30 et des visites accompagnées d’1h autour des collections (Appel Circus,…), des expositions temporaires, du jardin de sculptures ou encore des coulisses des musées.
Info/résa 03 28 29 56 00
Tarifs
Possibilité d’abonnement annuel grâce au PASS’ANNUEL : seulement 14€ pour une entrée illimitée pendant un an au LAAC et au musée des Beaux-Arts et à toutes les animations ! Tarif réduit : 9€ / Tarif social: 1€
Pour les 18-25 ans, les musées sont accessibles au tarif de 1,50€ !Un pass annuel à 4,50€ donne accès tout au long de l’année aux expositions et activités des musées.Vous pouvez aussi proposer des projets et devenir nos partenaires. Contact : art.mediation[@]ville-dunkerque.fr
Autres tarifs sur demande au 03 28 29 56 00
Certains dimanches, le billet d’entrée du musée donne accès à la visite accompagnée de 15h à 16h. Les enfants (dès 6 ans) des parents en visites accompagnées bénéficient de la gratuité pour l’atelier de 15h.
Musée des Beaux-Arts
Place du Général-de-Gaulle
59140 Dunkerque
TL 03.28.59.21.65
FX 03 28 66 46 73
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Ouvert tous les jours sauf le mardi
De 10h à 12h15 et de 14h à 18h
Fermé le 1er janvier, le dimanche et le lundi après-midi précédant mardi gras, le 1er mai, le 15 août, le 1er novembre, le 25 décembre, le 24 et 31 décembre après-midi.
Billet commun pour le musée des Beaux-Arts et le LAAC, valable 7 jours.
TP 4€50 TR 3€ 18-25ans 1€50
Gratuit pour les - de 18 ans et pour tous, chaque premier dimanche du mois.