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Gravelines, Musée du Dessin et de l'Estampe Originale

Le musée

Crée en 1982, le Musée du Dessin et de l'Estampe Originale est le seul musée français consacré uniquement à l'estampe originale*. Il présente de façon temporaire et permanente des expositions d'estampes du XVe siècle à nos jours. Le musée est abrité derrière les remparts du château, édifié par Charles-Quint à partir de 1528 et rénové par Vauban à la fin du XVIIe.

Il est constitué d’un ensemble de quatre bâtiments historiques :

Les salles d'exposition

La Poudrière

Elle regroupait autrefois l’essentiel des réserves de poudre et d’artillerie de la garnison du château. Elle est reconstruite en 1742 suite à l’explosion d’un premier édifice. Dans la grande salle du rez-de-chaussée, tous les éléments d’architecture militaire concourent à rendre le stockage de la poudre plus sûr : large voûte en berceau de briques supportée par des murs épais et renforcés, plancher de bois, rares ouvertures sur l’extérieur…

Elle présente au rez-de-chaussée, l'exposition permanente Estampes ? qui permet de découvrir l’art de l’image imprimée au travers d’œuvres d’artistes majeurs : Dürer, Goya, Gromaire, Hartung, Picasso, Léger… Le visiteur peut apprécier les qualités graphiques propres d’un bois gravé, d’une eau-forte, d’une lithographie… grâce à la présentation d’outils de graveur et de presses. Au sous-sol, sont présentées des expositions temporaires.

La Salle du pilier

Enterrée dans le talus du rempart, elle est construite en 1680 sur les plans de Vauban. Elle doit son nom à l’imposant pilier central en pierres taillées qui supporte un plafond de briques voûté en arêtes. La bouche à canon et les cheminées témoignent toujours de la fonction de défense de la casemate.

Cette ancienne casemate de défense accueille des expositions temporaires. Y figure la copie du plan-relief de la ville.

Le four à pain

Cette casemate est la plus ancienne salle du site. Sa construction en 1528 marque le début du chantier du château édifié sur ordre de Charles Quint. La salle enterrée est à l’origine une casemate d’artillerie dont les bouches à canon sont toujours visibles depuis l’intérieur. Elle abrite également un monumental four à pain dont la construction date 1693.

Cette ancienne casemate d'artillerie transformée en boulangerie en 1693, présente l’exposition Le pain du soldat.

La boutique

Le Corps de garde

Situé à l’entrée du château, le bâtiment était destiné à abriter les soldats chargés de surveiller les points stratégiques de la cité comme la porte du château. La galerie en façade permettait aux soldats en faction d’être à l’abri des intempéries tandis que l’officier et la relève logeaient dans la salle principale chauffées par la cheminée. Plusieurs corps de garde jalonnent le chemin de ronde de Gravelines. Si la structure de base du bâtiment est identique pour tous, des éléments originaux témoignent néanmoins d’une adaptation à l’emplacement.

Il abrite la boutique du Musée où l’on trouve en vente catalogues, affiches et estampes.

*(Une estampe originale est une image imprimée entièrement réalisée ou supervisée par un artiste, attestée par sa signature et sa justification)

Visites guidées (pour groupes et individuels), stages (pour amateurs ou graveurs confirmés), atelier-rencontre et visites-atelier sont proposés sur rendez-vous.

Les expositions permanentes

Attention certaines expositions permanentes sont parfois fermées. Se renseigner auprès du musée.

ESTAMPES ? Nouvel accrochage des collections

L’origine de la gravure est étroitement liée à la fabrication du papier présent dans tout l’Occident dès 1200. En Europe, la naissance de l’imprimerie vers 1430 permettra la diffusion des premiers livres imprimés. Rapidement les images imprimées vont s’affranchir des livres pour connaître un développement propre, écrivant ainsi leur propre histoire.

L’exposition Estampes ? fondée sur les seules collections du Musée du dessin et de l’estampe originale a pour vocation de livrer une partie de cette histoire et de donner des clés qui permettent de mieux appréhender des images à la fois familières et étrangères. Bois, eau-forte, lithographie ; l’estampe est une forme d’art très proche de son artisanat d’origine. Rembrandt, Goya, Picasso. Les plus grands artistes se sont faits les artisans de son extrême raffinement.

Le pain du soldat

Le musée invite le public à découvrir la casemate souterraine du four à pain. Autour du four installé depuis 1693 dans l’une des deux tours d’entrée du château (Arsenal), on peut désormais découvrir la nouvelle exposition présentant les outils du boulanger et la fabrication du pain du soldat.

Expositions temporaires

Batailles

Du 18 février au 20 mai 2012

Batailles explore les collections du musée autour du thème de l’affrontement et du siège. Le rythme des charges héroïques de cavalerie s’oppose aux manœuvres lentes et stratégiques des assiégeants. Le feu du combat s’organise à l’arrière dans les tranquilles campements provisoires. Œuvres anciennes et contemporaines se rencontrent et se répondent pour créer des scènes violentes, théâtrales, cyniques mais aussi décalées et drôles.

Ponctuation 8. Inventer le dessin

Du 17 mars au 27 mai 2012

A travers une sélection de dessins du FRAC Picardie, le musée de Gravelines propose une invitation à réviser notre définition du dessin. Qu’il soit trait, ligne ou écriture, spontané, construit ou musical, le dessin est fait tant par des moyens traditionnels crayons, pinceaux, stylos, que par des moyens surprenants et poétiques, bulles de savons ou vent dans les arbres. Quelques estampes de la collection du musée, proches parentes du dessin, viendront faire écho à cette sélection inattendue.

Jaume Plensa, 2000-2011

Du 24/06/12 au 09/09/12

Dans le cadre du projet interrégional Dessiner-Tracer, le musée de Gravelines propose une exposition sur l'oeuvre de Jaume Plensa.

Chaque être humain est un « lieu ». Chaque femme, homme, enfant, chaque vieillard est un espace habitable en soi qui se déplace et se développe (…) Chaque fois qu’un être humain meurt, une maison se ferme, on perd un « lieu ». Mon œuvre est leur mémoire. La fixation congelée de tant de corps qui se développent et disparaissent dans la fugacité de la lumière. Mon œuvre est leur volume. (Jaume Plensa)

En héritier de la formule de l’ethnologue malien Amadou Hampaté Bâ auteur de la célèbre formule « en Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle », l’œuvre de Jaume Plensa (1955-Barcelone) est traversée depuis toujours par un sujet fondamental : le corps. Dans cette perspective, le corps du vieillard africain se fait le réceptacle d’une connaissance incarnée. L’interprétation littérale de cette métaphore conduit à se représenter mentalement un corps plein d’une infinité de lettres, de mots et de signes entrant en résonnance les uns avec les autres. Cet ensemble agencé et fragile, constitue l’accumulation de connaissances corporellement intégrées par le corps du vieillard.

Pascale-Sophie Kaparis, Red Repairs

Du 24 juin au 02 septembre 2012

Insaisissable, flottant, déconstruit, introspectif, le dessin de Pascale-Sophie Kaparis défie les qualificatifs. Le rouge de son trait semble une constance immuable. La question de la perception de notre propre corps et du corps de l’autre traverse toute son œuvre. Comment nous percevons-nous ? Comment notre corps est-perçu ? P-S Kaparis déploie un dessin au fil de la pensée, parfois proche du dessin automatique, où la question de l’hybride, de la transformation, de l’effacement révèlent failles et coupures qui tourmentent l’union précaire du corps et de l’esprit.
L’exposition clôt la résidence de P-S Kaparis menée en 2011-2012 au cours de laquelle elle réalisa un portefeuille de neuf gravures sur bois intitulé Hand Mouth.

Activités

Les activités éducatives ont d'emblée été inscrites dans les missions du musée qui dispose d'un service éducatif très actif. Le succès de ces activités est dû essentiellement aux actions liées à l’atelier de gravure du musée : un des seuls ateliers en activité quasi permanente dans un musée. Les actions culturelles liées aux expositions temporaires, permanentes mais également aux collections en réserve, s’adressent à tous les publics, les adultes comme les jeunes enfants. Elles se répartissent en visites guidées et atelier, stages d’initiation à l’estampe, visite-démonstration, atelier de pratique artistique, lieu de création artistique et atelier rencontre avec un artiste.

Renseignement et réservation : Service des publics : 03 28 51 81 04 ou 03 28 24 99 72

ESTAMPE

Animations en direction des enfants et/ou des adultes

  • Regard sur une estampe
  • Initiation à l'eau-forte
  • Malle pédagogique, l'Estampe de A à Zèbre
  • Démonstration Conférence, l'Estampe de A à Z
  • Conférences (sujet et tarif sur demande)
  • L’estampe de l’outil à l’œuvre
  • Visite guidée et visite-atelier

Animation en direction des enfants uniquement

L'estampe, de l'outil à l'oeuvre. Visite guidée de l'exposition permanente et démonstrations sur les presses du musée. La découverte des outils, des matrices, des presses du graveur permettent d’entrer concrètement dans l’art de l’image imprimée.

  • Histoire et techniques de l'estampe. Visite guidée. Découverte approfondie d'un art et son histoire à travers des oeuvres majeures et l'explication de leurs techniques.
  • Atelier de gravure en individuel
  • Atelier d’initiation et pratique de la gravure tous les jeudis et vendredis soir en individuel de 17h à 20h ; Horaires libres dans le créneau. Encadrement par un professeur de gravure.
  • Banderille
  • Initiation à la Typographie
  • Initiation à la typo
  • Le portrait gravé sous Louis XIV
  • Le langage des cartes

Stage avec un artiste

Le service des publics organise des formations dans le domaine de la gravure. Ces stages sont animés par un artiste. Le stage s’appuie sur la transmission des techniques mais surtout propose de participer à une approche sensible de la gravure, à un moment privilégié d’échange avec un créateur.
Durée : 5 jours de pratique en atelier au mois de juillet
Stage estampe pour éducateurs
Approche théorique et pratique de l’estampe. Réflexion sur des exercices à proposer au jeune public (sur rendez-vous).

HISTOIRE

Animations en direction des enfants et/ou des adultes

  • Visite musée/ville

Animation en direction des enfants uniquement

  • Le portrait gravé sous Louis XIV
  • Le langage des cartes
  • Ventre de velours, ventre de foin
  • Citadins en 1750
  • Eau douce et eau salée
  • Gravelines assiégée
  • Plan-relief, Paysage
  • Les classes patrimoine

Editions

  • D. Daubriat, Eugène Leroy. Gravures 1964-1972, éd. Westhoek, 1979
  • F. Gromaire, Marcel Gromaire, l'oeuvre gravé, éd. Westhoek, 1980
  • D. Abadie, préface D. Tonneau-Ryckelynck et Philippe Favier Gravures 1981-1990, éd Musée de Gravelines, 1990
  • D. Tonneau-Ryckelynck et R. Plumart, Joseph Hecht, catalogue raisonné de l'oeuvre gravé, éd. Musée de Gravelines, 1992
  • D. Tonneau-Ryckelynck et P. Dron, Wifredo Lam, catalogue raisonné de l'oeuvre gravé, éd. Musée de Gravelines, 1994
  • Georges Raillard, Jacques Dupin, l'image prise au mot, éd. Musée de Gravelines, 1996
  • D. Tonneau-Ryckelynck et M. R. Mason, Messagier, Estampes, éd. Musée de Gravelines, 1998
  • D. Tonneau-Ryckelynck et R. Plumart, Jürg Kreienbühl. L'oeuvre gravé et lithographié 1952-1997, éd. Musée de Gravelines, 1998
  • Philippe Bragard, Gravelines, En quête de mémoire - Le plan-relief de la ville, éd. Musée de Gravelines, 1998
  • Philippe. Bragard, Gravelines, En quête de mémoire – Son chenal, ses écluses, éd. Musée de Gravelines, 2000
  • D. Tonneau-Ryckelynck et Christelle Staessen, Gravelines, En quête de mémoire Du plan à la cité, éd Musée de Gravelines, 1999
  • Alain Deflesselles, D. Tonneau-Ryckelynck, Gravelines, Instants des Forts, Georges Maroniez, photographe, le long du chenal, il y a un siècle… éd. Musée de Gravelines, 2002
  • D. Tonneau-Ryckelynck, Frédérique Lucien, 1985-2002 éd. Musée de Gravelines
  • Agathe May, La Mouche, éd. Musée de Gravelines, 2002
  • Anne Guérin et D. Tonneau-Ryckelynck, Roger Vieillard, catalogue raisonné – OEuvre gravé 1934 – 1989, éd. Musée de Gravelines / Somogy éditions d’art, 2003
  • D. Tonneau-Ryckelynck et Didier Ottinger, Willem, éd. Musée de Gravelines / Item éditions / Ville de Nîmes
  • D. Tonneau-Ryckelynck et Aude Cordonnier, Zao Wou-Ki, la quête du silence, éd.Somogy
  • D. Tonneau-Ryckelynck et Jean-Paul Bouillon, Bracquemond / Goncourt, éd. Somogy
  • Paul Ripoche, Un musée à l’horizon, éd. Musée de Gravelines, 2005
  • Everardo Ramos, Du marché au marchand, la gravure populaire brésilienne, éd. Musée de Gravelines, 2005
  • Paul Ripoche, L’art tramé, estampes et livres d’artistes, éditions Alain Buyse, Lille (1982-2005), éd. Musée de Gravelines
  • Sylvie Boulanger, Cneai = neuf ans, éditions Musée de Gravelines, Cneai, HYX
  • D. Tonneau-Ryckelynck, Beuys, pouquoi faites-vous des multiples ? éd. Musée de Gravelines, 2007
  • D. Tonneau-Ryckelynck, Les épreuves du musée, éd. Musée de Gravelines
  • Devorah Boxer, oeuvre gravé, 1956-2005, éd. Musée de Gravelines
  • Valère Bertrand, Pierre Collin, Vertiges ordinaires, Collection des Cahier dessinés aux éditions Buchet-Chastel
  • Anthony Caro, éd. Musée de Gravelines / Gourcuff Gradenigo