AccueilArts et éducationTête d’homme barbu, dite « Tête de Senlis »

Vierge de douleur

D’après Germain PILON (Paris, connu depuis 1540 - Paris, 1590)
Début du XVIIe siècle
Terre cuite
H. 35 cm
Inv. D.1983.2.2
Dépôt de la commune de Rully (Oise)
Crépy-en-Valois
Statue de la Vierge de douleur
© Jean Michel Guinot © Musée de l’archerie et du Valois, Crépy-en-Valois

Cette terre cuite représente une femme assise sur un rocher, la tête penchée en avant et les mains croisées sur la poitrine dans une attitude de déploration. Seules les mains et le visage sortent d'une grande abondance de drapés. Il s'agit de la Vierge pleurant la mort de son fils, le Christ. Les drapés, qui semblent vibrer au rythme des sanglots de cette mère éplorée témoigne d'une grande virtuosité dans le travail de modelage.
Cette œuvre reflète l'une des grandes commandes artistiques de la Renaissance française. En hommage au roi Henri II, la reine Catherine de Médicis, sa veuve, fait édifier par l'italien Primatice (1503-1570) une chapelle funéraire circulaire, accolée à la basilique de Saint-Denis où sont inhumés les rois de France. Ce lieu, appelé rotonde des Valois, est resté inachevé à la mort de la reine (1589) puis démoli en 1719. Il abritait les tombeaux de plusieurs rois Valois et plusieurs sculptures de Germain Pilon. Parmi elles, se détachaient une très belle Vierge de douleur en marbre (1586) conservée un temps à la Sainte-Chapelle de Paris, aujourd'hui en l'église Saint-Paul-Saint-Louis. Le modèle en terre cuite, grandeur nature, de cette statue est au Musée du Louvre. Cette émouvante statuette, dépôt de la commune de Rully, est une copie ancienne de petite dimension, très proche de la grande terre cuite originale.

Sophie Picot-Bocquillon
Avec le concours du service éducatif du domaine de Chantilly, Jerome Pimont

Compléments pédagogiques